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Historique du sanctuaire
Sa soeur, Marie-Clémentine, d'un an plus agée, vivait également avec la grand-mère; leur mutuelle tendresse fut le soleil de leur enfance et de leur jeunesse. Elle vint à Paris, où sa soeur s'était fixée après son mariage avec M. André Brisset des Nos. C'est à cette époque que Marie de la Rousselière rencontra saint Pierre-Julien Eymard, fondateur de la congrégation des Pères du Saint-Sacrement, qui devait avoir une influence importante sur sa vocation. C'est à cette même époque qu'elle fonda l'Association des prêtres adorateurs, avec l'appui des Pères du Saint-Sacrement, en 1879. Elle sera à l'origine de nombreux projets: elle ira jusqu'à revêtir l'habit du quêteur pour assurer la bonne marche des oeuvres. À quarante-sept ans, elle devra laisser ses projets pour se rendre au Canada, en réponse à l'appel de son beau-frère de venir prendre soin de sa soeur malade. Ajoutons que, en France, nous sommes à l'époque de la répression religieuse, autre facteur important du départ de Marie de la Rousselière vers le Canada. Après quelques mois d'adaptation à son nouveau pays, elle reprend son travail de propagation du culte au Saint-Sacrement. Sa réputation grandissait chaque jour davantage. Elle était citée pour la sainteté de sa vie et la ferveur de sa foi. Son zèle s'enflamme à l'idée d'un sanctuaire dédié à l'oeuvre de la Réparation au Sacré-Coeur. Mais où le bâtir? À quelques lieues de Montréal, son beau-frère avait acheté, pour y passer l'été, une importante propriété. Un petit bois la couronnait. La beauté de ses arbres, sa situation pittoresque, et surtout la grande solitude qui y régnait avaient de quoi séduire, pour qui aime à se recueillir et prier. En reconnaissance pour les services rendus, le terrain lui fut donné pour qu'elle puisse y ériger une modeste chapelle dédiée à la Réparation au Sacré-Coeur, sous le vocable de Notre-Dame-des-Oliviers. Elle renouvelle ses démarches auprès de l'Archevêché de Montréal, qui finalement lui accorde une autorisation d'essai. Elle récolte les 1700 dollars nécessaires à l'achat du bois pour la construction et les travaux débutent à l'automne de 1896. Encore un peu de temps et, au petit sanctuaire, trop étroit pour le nombre de pèlerins qui accourent, une approbation officielle sera accordée par l'Archevêque de Montréal:
Après un bref séjour des Pères Dominicains, ce sont les Pères du Saint-Sacrement qui assumeront l'animation du pèlerinage jusqu'en 1918. Ensuite, des prêtres séculiers du secteur, en particulier l'abbé Michel Beaudoin, prirent la relève, jusqu'à l'arrivée des gardiens actuels du Sanctuaire, les Frères Mineurs Capucins, en 1921. En 1902, Marie de la Rousselière, retourna définitivement en France. Elle passa les vingt dernières années de la vie, au Carmel d'Angers. Elle y décéda le 3 octobre 1924, portant en son coeur "La Réparation".
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